LES VICTIMES

Ces listes ne sont malheureusement pas exhaustives… Aidez-nous à combler les trous !

Cliquez sur le nom dans le tableau (classé par ordre alphabétique dans l’année) pour trouver directement la victime dans la liste.
2020 Un réfugié érythréenAL HALBI AmeerBoubacarCHOUVIAT CédricD. GabrielGLANZ Gaspard KERMARREC TangiNELSON-GABIN HannahR.ZECLER Michel
2019
GLANZ Gaspard MAIA CANIÇO Steve
2018 GLANZ Gaspard REDOUANE ZinebVILLABRIGA Lola
2016
BELGACEM TarekDECOIRÉ William, TRAORÉ Adama
2015
BURGER DominiqueCAYET PierreGUEYE BabacarKOUMÉ Amadou
2014
CAMARA AbdoulayeFRAISSE RémiMoradNZOHABONAYOBilal
2012
EL YAMNI Wissam
2010
ZIANI Mustapha
2008
AJIMI Hakim
2006
2 RéfugiésCOVACI VilhelmEL-AMRI TaoufikKomotineMOLDOVAN DanielMOURIER EricPERROT GuillaumeSOW AlbertineTRAORÉ FethiX.
2005
ABACHE SamirBALÉ TraoréBENNA ZyedBLAISE EricInconnuTANDIA Abou BakariTRAORÉ Bouna
2003
GETU HAGOS Mariam

Ameer Al Halbiinternal-injury_38257.png

Ameer Al Halbi, 28.11.2020
Image : Gabrielle Cezard
28 novembre 2020 – Paris
24 ans, Journaliste. Tabassé

Collaborateur de Polka Magazine et de l’AFP, le photographe indépendant Ameer al Halbi, 24 ans, qui couvrait la manifestation place de la Bastille, « a été blessé au visage par un coup de matraque », a affirmé sur Twitter Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

La photojournaliste indépendante Gabrielle Cezard se trouvait avec Ameer et dit l’avoir perdu de vue au moment d’une charge de la police dans une petite rue. « Nous étions identifiables comme photographes et tous collés à un mur. On criait “Presse ! Presse !”. Il y avait des jets de projectiles du côté des manifestants. Puis la police a mené une charge, matraque à la main [] Ameer était le seul photographe qui ne portait ni casque, ni brassard. Je l’ai perdu de vue puis je l’ai retrouvé entouré de gens, le visage tout ensanglanté et enveloppé de pansements »

Le photographe a eu le nez cassé et a été blessé à l’arcade sourcilière. Il a été transporté à l’hôpital Lariboisière. Il a confié à l’AFP :

« Ça va mieux. Mais le choc a été très dur, en particulier au moment où je me suis retrouvé blessé, saignant fortement au visage, et bloqué pendant deux heures dans la manifestation, coincé entre les manifestants et les policiers qui ne voulaient pas nous laisser sortir pour rejoindre l’hôpital. Là, ce sont des images de Syrie qui ont envahi ma tête. e n’avais plus mal au nez, au visage, c’était un mal qui envahissait toute ma tête, le passé qui surgissait. À 15 ans je me suis retrouvé à Alep bloqué dans une manifestation, blessé par deux balles dans la main. C’est Alep qui est revenu [samedi] soir.

Ameer al Halbi a remporté plusieurs prix internationaux, notamment le deuxième prix de la catégorie « Spot News » pour le World Press Photo en 2017, a couvert pour l’AFP les combats et les ravages dans sa ville d’Alep, en plein conflit syrien.

  • 30.11.2020 – Ouverture d’une enquête en « recherche des causes des blessures » confiée à l’IGPN
  • 28.11.2020 – Agression d’Ameer Al Halbi

[Sources : Le Nouvel Obs, Libération, Christophe Deloire sur Twitter, Le Monde]


Michel Zeclerinternal-injury_38257.png

Michel Zecler21 novembre 2020 – Paris
41 ans. Tabassé, gazé, insulté

« Avant d’entendre un mot, j’ai senti des mains qui me poussaient ou me tiraient, je sais plus trop, puis là ils me demandent de sortir. Je leur dit « Je suis chez moi« . Ils sont direct assez virulents, et moi à ce moment-là j’ai peur. Je me demande ce qui se passe, je comprends pas ce qui se passe. Il y a des gens qui passent, j’essaye d’interpeler tout le monde, je crie « À l’aide !« , « Qu’est-ce qui se passe ?« .

Franchement ça va tellement vite, je me demande même si ce sont de vrais policiers à ce moment-là, celui qui m’attrape derrière il est en civil, il est virulent tout de suite. Là ils ferment la porte, ils me tabassent là.

Vu la violence, et puis tous les coups que je me prenais, je me dis si je tombe par terre, je vais pas me relever. Je voulais pas avoir de gestes virulents qui allaient jouer contre moi par la suite, c’est à dire que j’étais complètement conscient de ça. Complètement, tout le temps là, il fallait pas que je lève les mains, que je fasse quelque chose qui pourrait s’apparenter à quelque chose de violent. Et voilà, quand je lui parle j’essaye de lui expliquer, et là il me dit « Sale nègre !« , « Ta gueule !« , « On va te défoncer !« . J’ai beaucoup entendu le « Sale nègre !« .

Là c’est des coups de matraque que je me prends. La porte, je l’ai ouverte, parce que j’ai des artistes en bas, je criais « Au secours !, À l’aide, appelez la police ! » à mes artistes là, il y avait des gamins… Il y en a un qui a 16 ans dedans, ils me demandent qu’est-ce qui se passe, je dis « J’en sais rien« , je sais pas ce qui se passe, je suis en sang…

[Avec l’aide des jeunes, les policiers sont repoussés à l’extérieur, puis essayent à nouveau de rentrer en défonçant la porte et en brisant la vitrine, NDLR]

Finalement, c’est moi qu’ils attendent en fait : « Sors ou on va rentrer ! Sors ou on va rentrer !« . Et moi j’ai pas envie de sortir, avec les policiers qui sont venus m’agresser. Et là on m’envoie une grenade qu’on envoie pour les manifestants en fait, qui doit être envoyée dehors normalement ! On est en intérieur, tout est fermé. À ce moment-là moi j’ai peur, je me dis que je vais… et ben c’est mon dernier jour peut-être aujourd’hui, voilà ce que je me dis… C’est mon dernier jour, je ne sais pas pourquoi…

[Michel finit par sortir dans la rue, NDLR]

Moi quand je me penche, je vois qu’on me braque, je vois qu’on pointe un truc sur moi, qu’on se cache en même temps, donc ça veut dire : s’ils se cachent, alors qu’ils sont armés, ça veut dire qu’ils pensent que je suis armé moi ? J’ai mon téléphone dans mes mains, je le montre comme ça, devant, c’est mon téléphone qu’est dans mes mains…

C’est là qu’ils m’ont sorti, et je m’en prends plein… Franchement, honnêtement je m’en prends plein, là… À ce moment-là, oulala… Je me prends des coups de tous les côtés, je leur dit « J’ai rien fait« , « C’est bon, c’est bon« …

Sans les images, moi je suis en prison aujourd’hui, et les proches, mes amis, ma famille, les gens que j’aime auraient pensé que, comme le disent les policiers dans leur déclaration, que j’ai voulu prendre leur arme, que je leur ai mis des coups… »

Selon le Canard enchaîné du 02.12.2020, qui a lu le rapport d’intervention des flics de la Brigade de répression des actions violentes (sic) BAV, l’un des flics appelés en renfort veut lancer une grenade lacrymo dans le studio, l’un de ses collègues tente de l’en dissuader :

– « Pas le bon choix, la grenade ! »
– « Trop tard. Elle est déjà dégoupillée »

Bilan : un commissaire divisionnaire devant le conseil de discipline et les 4 flics tabasseurs suspendus et mis en examen pour, entre autres, « violences par personnes dépositaires de l’autorité publique » et « faux en écriture publique ».

  • 21.11.2020 –  intervention de la police
  • 21.11.2020 – Michel passe 48 heures en garde à vue
  • 24.11.2020 – 6 jours d’ITT suite à une déchirure aux tendons, à son crâne ouvert refermé par 2 agrafes, à ses nombreux hématomes et plaies sur le corps
  • 26.11.2020 – publication des images de l’agression par Loopsider
  • 26.11.2020 – des poursuites contre Michel classées sans suite par le Parquet
  • 27.11.2020 – une enquête ouverte par l’IGPN contre les 3 policiers pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique et faux en écriture publique
  • 30.11.2020 – 4 policiers suspendus de leurs fonctions, placés en garde à vue dans les locaux de l’IGPN, puis mis en examen. 3 sont entendus pour violences volontaires, en réunion, avec arme et à caractère raciste, le quatrième policier, soupçonné d’avoir lancé une grenade lacrymogène dans le studio, est mis en examen pour violences volontaire par PDAP
  • 01.12.2020 – Audience du juge des libertés et de la détention
  • un  président de la république qui dénonce ces violences comme une « agression inacceptable » et « des images qui nous font honte« 
  • 02.12.2020 – un débat relancé sur l’article 24 de la proposition de loi Sécurité globale, qui sera refondu par le Parlement.

[Plus d’info dans notre article dans la rubrique Actualité sur le déroulement de l’agression]

[Sources : Loopsider, 20 Minutes, RTBF]


Hannah Nelson-Gabinhandcuffs_icon_137519.png

Hannah Nelson-Gabin

17 et 21 novembre 2020 – Paris
18 ans, Photojournaliste – gardée à vue une nuit

Alors qu’elle couvrait la manifestation pour la liberté de la presse pour pour le média Taranis News, la photojournaliste Hannah Nelson a été placée en garde à vue.

Nassée à l’entrée du métro Solférino avec une centaine de personnes, elle a été violemment attrapée par un CRS lors d’une charge, puis traînée au sol avant d’être menottée et maintenue face contre terre, un genou contre le bas de son dos. « Quelques secondes avant la charge, j’ai eu un échange de regard avec le policier dans le blanc des yeux. C’était comme s’il se disait qu’il allait m’attraper », dit-elle à Reporterre. Sur une vidéo, on peut voir un fonctionnaire de police la traîner sur le sol sur plusieurs mètres.

Hannah s’enquiert alors du motif de son interpellation. On lui rétorque un lapidaire : « Tu sais. » Elle a dû attendre d’être au commissariat avant d’en connaître la raison : « Continuer volontairement à participer à un attroupement après les sommations de dispersion » et « dissimulation du visage », car elle portait un masque à gaz. Ce second chef d’accusation n’a pas été retenu, mais son masque à gaz ne lui a pas été rendu. Elle est sortie de garde à vue le lendemain, mercredi 18 novembre, à 14:10 avec un simple rappel à la loi et plusieurs contusions.

Le samedi 21 novembre 2020, elle retourne sur le terrain pour couvrir le rassemblement contre la loi « sécurité globale » place du Trocadéro cette fois-ci. Elle est contrôlée au début du rassemblement, avenue Kléber. Dans l’enregistrement dont StreetPress a eu accès, les policiers déclarent : « Ce que vous allez faire les uns les autres, c’est que vous allez me passer votre matériel de protection [] on va tout mettre dans un sac [] et ça vous sera restitué [] au commissariat du 14ème arrondissement [] Vous me remettez le matériel et vous y allez ou vous terminez au commissariat. »

Hannah remet alors aux policiers son masque, son casque, et ses lunettes. À l’issue du rassemblement, elle se rend au commissariat comme indiqué… où on lui apprend que son matériel a été détruit.

Pour ces faits, elle porte plainte pour « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » et « extorsion par personne porteuse d’une arme et en bande organisée. » Son avocat Raphaël Kempf explique : « Dans le code pénal, l’extorsion correspond à se saisir de quelque chose sous la menace, ici la menace de privation de liberté sans fondements. »

Hannah explique :

« Quand la deuxième arrestation arrive, et qu’on me vole mon matériel, c’était un peu la goutte d’eau » []. Même si on n’aboutit pas à quelques chose, on va aller au bout, pour ouvrir le débat sur les attaques des journalistes, les lois actuelles, et les violences policières en général [] Il ne faut pas que cela tombe dans l’oubli et montrer que l’on ne se laisse pas faire. »

Entre temps, la machine médiatique s’est emballée. Ses nom et prénom se sont hissés dans les mots-clés tendance de Twitter. « Je pensais que les gens allaient en parler un peu, car lorsque j’ai été embarquée, j’étais face à un mur de photographes. Mais je n’aurais jamais cru que ça irait aussi loin. » Sur les réseaux sociaux, la jeune fille a subi des attaques tous azimuts. Sur son physique tout d’abord, puis sur son âge, son inexpérience et le fait qu’elle ne possède pas de carte de presse.

  • 12.2020 – Dépôt d’une plainte pour plainte pour « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » et « extorsion par personne porteuse d’une arme et en bande organisée »
  • 21.11.2020 – Interpellation et destruction de son matériel
  • 17.11.2020 – Arrestation et garde-à-vue

[Sources : Anti-K, Reporterre, L’Insoumission, Sputnik News, Plume de Presse]


Tangi Kermarrechandcuffs_icon_137519.png

17 novembre 2020 – Paris
Journaliste – 28h de garde à vue

Le rédacteur en chef à France 3 Paris Île-de-France raconte :

Les projecteurs [sont] braqués sur cette question de la liberté de la presse, la liberté de couvrir les événements, les manifestations et c’est essentiel.

J’étais au travail, je suis rentré chez moi à pied. Je me suis retrouvé sur le boulevard Saint-Germain (Paris) et j’ai vu un déploiement de forces de l’ordre. Je ne savais même pas qu’il y avait un rassemblement, quelles étaient les revendications. Je me suis dit : ‘Je vais faire des images, ça peut servir pour les collègues du JT de demain’. Je prends mon téléphone, avec la carte de presse en évidence. Des policiers me voient, me laissent passer (…) et puis j’avance, je remonte le boulevard. Je me rapproche des policiers, je vois six personnes interpellées, je fais juste l’image. Et là se passe juste l’échange [où les policiers reprochent au journaliste de les filmer] et je dis à cet officier : ‘Je ne suis pas en train de vous filmer’, et là il me répond : ‘Si c’est comme ça, asseyez-vous avec les autres interpellés« .

Ils ont estimé que je ne m’étais pas dispersé après les appels à sommation, alors que je n’ai rien entendu, et tous les policiers m’avaient laissé aller avant. [] Je l’ai découvert après [la nouvelle loi, NLDR], on s’est retrouvé à 28 pendant trois heures dans un fourgon de police pour être déposé dans différents commissariats de la ville, et c’est à la que j’ai demandé aux manifestants le mot d’ordre de la manifestation. Quand je suis arrivé sur les lieux, j’ignorais tout des motivations et du fond. »

J’étais complètement incrédule. L’échange a duré vraiment dix secondes, c’était très bref. [] Il y a un sentiment d’incrédulité, parce que je ne comprends pas ce qu’on me reproche. J’ai couvert beaucoup de manifestations, et jamais, on ne m’a interpellé. Il y a toujours un dialogue possible avec les forces de l’ordre »

Motif de l’arrestation : « Attroupement après sommation ». « Ce délit n’est pas applicable aux journalistes, sinon ça voudrait dire qu’ils ne pourraient plus raconter la fin d’une manifestation ! a tranché son avocat Dominique Tricaud. C’est une arrestation arbitraire et attentatoire à la liberté de la presse qui ne trouve aucune justification. »

« Les policiers m’ont dit qu’ils avaient eu le parquet. Et que, si je refusais toujours les empreintes, mar garde à vue serait prolongée et je risquais d’être déféré. Ils ont ajouté que je risquais 1 and prison et 15000€ d’amende. »

Le journaliste a passé la nuit en garde à vue avant d’écoper d’un rappel à la loi. « C’est problématique, car aucune infraction n’a été commise. On sort avec un sentiment de liberté, mais aussi avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. »

  • 18.11.2020 – Tangi est relâché après 28 heures de garde à vue moyennant un rappel à la loi pour avoir « continué volontairement à participer à un attroupement après les sommations de dispersion » par le procureur Alexandre Vernay, qui quittera prochainement le parquet pour rejoindre le secrétariat général du gouvernement…
  • 17.11.2020 – Darmanin :  » Es t-ce que les journalistes pourront continuer à filmer ? La réponse est oui ! ». Arrestation de Tangi Kermarrec

[Sources : L’Humanité, Le Monde, Plume de Presse, Le Nouvel Obs, FranceTV Info, Interview Nouvel Obs, Le Canard enchaîné 25.11.2020]


Un réfugié érythréenhospital-icon_16px_banzaitokyo.com

11 novembre 2020 – Calais
Touché à la tête par un tir de LBD40. Hospitalisé dans un état grave

Mercredi 11 novembre, 15:00, camp de fortune installé sur un terrain de BMX à Calais. Près de 200 Érythréens y sont installés. Seuls 2 bénévoles du Refugee Info Bus sont sur place quand une compagnie de CRS débarque et empêche les migrants de rentrer au camp et d’accéder aux services de l’association. Mission selon la Préfecture : « sécuriser une intervention de sapeurs-pompiers pour porter assistance à un migrant blessé. »

15:30. Une vingtaine de migrants rejoignent ceux toujours bloqués à l’entrée du camp. Interdite. Bloquée. La tension monte. Les CRS, se disant « victimes de jets de projectiles« , jettent plusieurs grenades lacrymo et bloquent plusieurs migrants entre deux combis.

Selon Amanda, du Refugee Info Bus, les CRS tirent alors sur des personnes bloquées entre les combis. Un Érythréen tombe; blessé. Visé à la face, à moins de 10 mètres. La munition lui a éclaté au visage. On retrouve une douille de LBD40 auprès de lui. Ses camarades supplient les CRS de ne pas le laisser mourir et de les laisser l’emmener à l’hôpital. Amanda et son équipe embarquent la victime dans leur camion. « Les CRS nous ont bloqué et nous ont demandé d’ouvrir la camionnette [] Il était très clair que c’était urgent, car la table dans le fourgon était couverte de sang et sa tête était déformée. »

« La personne blessée était complètement défigurée et méconnaissable. Elle n’arrivait pas à ouvrir les yeux et était couverte de sang. Elle avait une profonde blessure au milieu du front. Un pompier demande au CRS comment la personne s’est blessée. Il lui répond que c’était “surement un caillou d’un de ses compatriotes“« , selon Chloé, de Human Rights Observer. HRO a  précisé qu’une saisine de la Défenseure des Droits est « en cours« .

Deux exilés portent leur ami jusqu’à l’ambulance. L’un d’eux est ensuite interpellé par la police nationale. « Formellement reconnu comme étant l’un des auteurs du caillassage », affirme la Préfecture. Jugé au tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer, il a été condamné à sept mois de prison avec sursis. La préfecture précise également que « le préfet a sollicité le directeur départemental de la sécurité publique en lui demandant un rapport très précis sur les faits allégués« .

[Sources :Street Press, Info Migrants, The World News, BMFTV]


Gaspard Glanzhandcuffs_icon_137519.png

Gaspard Glanz17 septembre 2020, 16 juin 2020, 2 octobre 2019, 20 avril 2019, 23 mars 2019, 6 avril 2016 – Paris
34 ans, Journaliste – Multiples arrestations

Journaliste engagé et fondateur du site d’infos Taranis News, il est de tous les fronts (loi travail, Nuit debout, gilets jaun, Sivens, Notre-Dame-des-Landes, Calais, manifs policières, manifs des personnels soignants, mouvements de grève etc.), il a tout subi : arrestations, gardes à vue, humiliations, contrôles, vexations, violences… Et même une condamnation le 15 novembre 2019 à payer plus de 1000€ par le tribunal de grande instance de Paris pour un doigt d’honneur à un flic qui venait de lui tirer dessus avec une grenade lacrymo et qui l’a copieusement insulté… [Voir la vidéo]

En 2020, dans 80% des manifs que j’ai couvert, je me suis retrouvé en garde à vue ! Ras-le-bol !

Il porte plainte pour « atteinte arbitraire à la liberté individuelle par personne dépositaire de l’autorité publique », « abstention volontaire de mettre fin à une privation de liberté illégale » et « entrave à la liberté d’expression et du travail ».

Le journaliste dénonce plusieurs interpellations et gardes à vue « pour rien » et « aux prétextes toujours ubuesques ».

Cette plainte c’est pour qu’on me foute la paix et que je puisse enfin faire mon travail. Il y a un véritable harcèlement depuis trop longtemps, peut-être que maintenant qu’il y a une instruction en cours, ils feront plus attention à ce qu’ils font.

[Sources : Anti-K, Streetpress, Taranis News, StreetPress, Wikipedia]


Gabriel D.hospital-icon_16px_banzaitokyo.com

c38d35a_ix8Q1sH2SiF0L8MeizKtaCo6.jpg
Manifestation à Bondy (Seine-Saint-Denis) le 1er juin pour dénoncer les violences policières et réclamer « justice pour Gabriel ». Hajera Mohammad / Radio France/Maxppp
26 mai 2020, Bondy
14 ans. 4 dents cassées, 1 fracture maxillaire

14 ans, quatre dents cassées, une fracture maxillaire étendue au plancher de l’orbite gauche avec hématome sous-cutané, insomnies et cauchemars : Gabriel se voit prescrire trente jours d’incapacité, après avoir été frappé à coups de pied au visage par un ou deux policiers lors d’une interpellation brutale.

[Sources : NPA, 7sur7, Le Monde]


R.icons8-headache-24x24.png

Avril 2020 – Saône-et-Loire
Insulté, intimidé

Contrôlé en rentrant du boulot avec un ami, il est intimidé et insulté par des policiers, dont l’un armé d’un fusil, qui vérifient leur dérogation aux mesures de confinement.

« Insulté, impossible pour moi de répondre pour éviter l’outrage à agent, je n’en dors plus et je le vis très mal, je suis très traumatisé par cette histoire, je n’ai plus du tout d’économie à cause d’eux et du président qui nous a confinés 2 mois, privé de tout et surtout de sous maintenant et depuis cette histoire, j’ai perdu confiance en moi.
Il faut fuir absolument dans ces cas la, ne plus laisser les « policiers » nous priver de la liberté. Quitte à devoir de révolter pour l’avenir de nos enfants. »

[Source : Témoignage ObsPol]


Cédric ChouviatDCD_24px.png

5 janvier 2020, Paris
42 ans. Décédé après une clé d’étranglement

Père de 5 enfants, mort des suites d’une clé d’étranglement lors d’un contrôle de circulation par la police nationale.

Alors qu’il filme le contrôle avec son téléphone le 3 janvier, il est plaqué au sol par plusieurs fonctionnaires puis fait un arrêt cardiaque causé, selon l’autopsie, par une asphyxie avec « fracture du larynx » causé par une clef d’étranglement ainsi qu’un plaquage ventral. En état de mort cérébrale, il est conduit en réanimation à l’hôpital européen Georges-Pompidou où il décède.

[Sources : BastaMag, 20 Minutes, BBC, Wikipedia]


Boubacaricons8-headache-24x24.png

19 décembre 2019
Blessures et traumatisme post-traumatique après un contrôle

« J’ai cru que j’allais mourir ce jour-là !«  – Ex-médiateur à  Gennevilliers, il a subi un contrôle de police qui a viré en violente et humiliante agression. Atteint d’un syndrome de stress post-traumatique, il a du abandonner son travail.

[Source : YouTube]


Steve Maia CaniçoDCD_24px.png

766165b_bAlAll99z95LjP0uF_u0ny28.jpg
À Nantes, le 15 juillet 2019. LOIC VENANCE / AFP
29 juillet 2019, Nantes
24 ans. Noyé dans la Loire suite à une opération de police

Décédé à la suite d’une intervention musclée de la police décidée à mettre fin à une soirée techno sur les bords de Loire.

Tombé à l’eau avec au moins douze autres personnes (qui toutes ont réussi à remonter sur la rive), on retrouvera son corps dans le fleuve, non loin de l’endroit où il y était tombé.

[Sources : 20 Minutes, Le Monde, HuffPost, Wikipedia]


Lola Villabrigahospital-icon_16px_banzaitokyo.com

j-ai-la-chance-de-ne.jpg
« J’ai la chance de ne pas avoir gardé de handicap physique » souligne Lola Villabriga, touchée par un tir de flashball au visage le 18 décembre 2018 à Biarritz © Crédit photo : archives Jean-Daniel Chopin
18 décembre 2018, Biarritz
18 ans. Triple fracture de la mâchoire et 2 dents cassées par un tir de flash-ball

Blessée par un tir de flash-ball lors de la manifestation anti-G7, en marge de la visite du ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

[Sources : ODPNews, France Bleu, 20 Minutes, Sud Ouest, France 3 Régions]


Zineb RedouaneDCD_24px.png

france3-regions.francetvinfo.fr1er décembre 2018, Marseille
80 ans. Décédée après avoir été atteinte par un tir de grenade lacrymogène

Le 1er décembre 2018, à l’appel du Collectif du 5 novembre créé suite à l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne, plus de 15 000 Marseillais.e.s manifestent contre l’habitat indigne et le mal logement qui a coûté la vie à 8 habitants du quartier de Noailles, soutenus par les Gilets Jaunes qui font alors la jonction lors de l’acte III.

Après avoir dispersé la manifestation devant la mairie et sur le Vieux-Port de Marseille, les forces de l’ordre repoussent les manifestant.e.s vers le haut de la Canebière.

Surnommée « Mama Zina » par ses proches, Zineb est chez elle, au quatrième étage du 12 rue des Feuillants. Elle prépare son dîner en discutant au téléphone avec sa fille Milfet Redouane, qui se trouve alors à Alger. Beaucoup de gaz lacrymogène entre par la fenêtre de sa chambre ouverte, qui donne sur la Canebière. À 18:57, Zineb se dirige vers la fenêtre pour la fermer. Elle met le haut-parleur de son téléphone qu’elle pose sur le radiateur situé sous la fenêtre afin de continuer la conversation en ayant les mains libres, et passe la tête par la fenêtre pour regarder dans la rue avant de la fermer. Elle voit alors deux policiers sur la Canebière, au croisement de la rue des Feuillants devant l’enseigne C&A. L’un d’entre eux tient un lance-grenade braqué en sa direction. Leurs regards se croisent quelques instants : son visage n’est pas masqué. « Je pourrai le reconnaître » a-t-elle affirmé à sa fille Milfet et à son amie Imen. Puis, elle reçoit une grenade lacrymogène sur l’hémiface droit de son visage. Les deux policiers montent alors en voiture et s’éloignent des lieux. Immédiatement, elle déclare à sa fille Milfet inquiète d’entendre ses cris : « Il m’a visée, le policier m’a visée ! » Malgré le choc de l’impact, Zineb Redouane reste debout et éteint le début d’incendie provoqué par les palets incandescents libérés par la grenade. Dans une pièce de 12 mètres carrés noyés par 800 mètres cubes de gaz, et en pleine hémorragie, elle piétine seule les étincelles qui brûlent au sol.

Sa voisine du dessous, alertée par ses cris, monte immédiatement lui porter assistance tandis que son amie Imen, prévenue par sa fille Milfet, appelle les pompiers dont la caserne est située à moins de 200 mètres sur la Canebière. Elle devra les rappeler trois fois, et ils mettront 1h20 à venir lui porter secours. Pendant ces 80 minutes, Zineb les attend assise sur les marches du palier du 3ème étage, contenant une hémorragie importante à l’aide de nombreuses serviettes éponge fournies par sa voisine Nadjia. Lorsque les pompiers arrivent enfin, un policier est avec eux et réclame les clés de l’appartement de Zineb, qui refuse de les lui donner. Elle explique qu’elle a déjà éteint l’incendie, fermé le gaz et coupé l’électricité. Le policier insiste et menace de forcer la porte, alors Zineb lui laisse les clés et se fait conduire à l’hôpital de la Timone peu avant 21h. Elle attend ensuite avec Imen près de 4 heures aux urgences avant d’être prise en charge pour suturer les plaies du visage dont l’hémorragie continue. Au alentours de 4h du matin le 2 décembre, elle sera transférée à l’hôpital de la Conception. Avant d’être admise au bloc opératoire 10 heures plus tard, à 14h le 2 décembre, elle fait trois arrêts cardiaques. Son cœur parvient à redémarrer et elle reste consciente, ce qui lui permet de parler au téléphone avec Milfet alors qu’elle se trouve en service de réanimation, avant qu’on ne déclare finalement sa mort à 22h30, soit 27,5 heures après l’impact de la grenade, à l’hôpital de la Conception.

[Sources : France 3 – France info PACA, Désarmons-les!, Wikipedia, Les Crises, Le Point]


William DécoiréDCD_24px.png

William Decoiré
d’après Caroline Moureaux/NC 1ère
29 octobre 2016. Mont-Dore (Nouvelle-Calédonie)
23 ans. Mort par balle

Évadé de prison, William est à bord d’une camionnette à l’arrêt que des gendarmes décident de contrôler : l’engin correspond peut-être au signalement d’un véhicule utilisé pour commettre des délits plus tôt dans la nuit. Le jeune Kanak panique et tente de prendre la fuite au volant de son véhicule.

Un bleu se trouve sur son chemin et évite un choc dangereux en sautant dans le fossé. Un de ses collègues, arrivé sur l’archipel depuis 12 jours brandit son pistolet et tire à hauteur d’homme au lieu de viser les pneus. William prend un balle dans le thorax. Il décède quelques heures plus tard à l’hôpital.

Chronologie judiciaire

23.05.2020 – Reconstitution
2017 – Ouverture d’une information judiciaire
17.02.2017 – Plainte contre X de la famille pour homicide involontaire, puis plainte pour meurtre avec constitution de partie civile
03.01.2017 – Le Procureur de la République Alexis Bouroz, du parquet de Nouméa, conclut à la légitime défense
29.10.2016 – Ouverture d’une enquête préliminaire par le Parquet de Nouméa

[Sources : StreetPress, NC 1ère, Outre-Mer 360, Europe 1, Ouest-France, NC 1ère]


Adama TraoréDCD_24px.png

https://www.liguedefensejuive.com/exclusif-le-point-adama-traore-la-contre-enquete-2020-06-09.html19 juillet 2016, Persan
24 ans. Mort à la gendarmerie après son interpellation

Une contre-expertise de juin 2020 contredit les précédentes et affirme que la mort d’Adama est due à un « œdème cardiogénique suivi par un syndrome asphyxique, causé par une asphyxie positionnelle induite par le plaquage ventral« .

[Sources : Le Monde, 20 Minutes, Le Point, Wikipedia]


Tarek BelgacemDCD_24px.png

Tarek Belgacem
7 janvier 2016, Paris (XVIIème)
24 ans. Abattu de 3 balles

D’après le parquet de Paris, Tarek se serait rendu devant le commissariat de la Goutte-d’Or et et aurait menacé les policiers en faction avec une feuille de boucher et un faux engin explosif. Le policier dégaine alors et l’abat l’assaillant. On trouvera sous sa veste une feuille sur laquelle un petit drapeau de l’État islamique est imprimé.

La police allemande (la victime vivait outre-Rhin) n’a trouvé aucun lien entre Tarek et un quelconque réseau islamiste. De même, rien dans les documents consultés par StreetPress ne permet d’établir de lien entre la victime et une organisation terroriste structurée. Pourtant, c’est au parquet antiterroriste qu’est tout de suite confiée l’affaire. La décision s’appuie sur « des éléments concordants » (comme les témoins confirmant le cri de la victime, son attirail et la date du passage à l’acte).

De son côté, l’avocat de Taoufik Belgacem, le père de Tarek, qui ne croit pas à la thèse de l’assaut terroriste, dépose une plainte contre X pour homicide volontaire avec constitution de partie civile. Le magistrat saisi de ce nouveau volet de l’affaire récupère les conclusions de l’enquête menée par le parquet anti-terroriste.

Sur la base de ce dossier, le magistrat détermine que rien ne justifie l’hypothèse d’un usage non proportionné de la force par le policier qui a tiré et abattu Tarek. Il décide de ne pas lancer une nouvelle instruction. La plainte de la famille est donc classée sans suite.

Enfin, l’IGPN n’est pas tenue de mener d’enquête de son côté. La saisie initiale du parquet anti-terro le lui évite.

  • 22.01.2016 – La police allemande ne trouve aucun lien avec des réseaux islamistes.
  • 20.01.2016 – La famille porte plainte contre X pour homicide volontaire
  • 07.01.2016 – Décès de Tarek

[Sources : StreetPress, Le Monde, L’Express, Le Soir, Paris-Luttes Info]


Babacar GueyeDCD_24px.png

Lameute.info3 décembre 2015, Rennes
27 ans. Abattu par 5 balles par la BAC

Abattu lors d’une intervention policière dans la cage d’escalier d’un immeuble du quartier de Maurepas, de cinq balles tirées par un policier de la brigade anti-criminalité.

Les forces de l’ordre étaient intervenues alors que le jeune homme, dans un état psychologique altéré, se mutilait avec un couteau de cuisine. L’un des agents avait alors sorti son arme de service et tiré à cinq reprises. Il décédé sur place malgré les secours. L’instruction est toujours en cours dans cette affaire qui avait d’abord été classée sans suite.

[Sources : Désarmons-les!, La Meute, C.L.A.P.33, Mediapart, Le Télégramme]


Dominique BurgerDCD_24px.png

Dr Dominique Burger

21 mai 2015. Schoelcher (Martinique)
46 ans. Tasé 3 fois

Le Dr Dominique Burger promène son chien de nuit le 20 mars 2015, et tombe sur un couple avec lequel il se dispute. Les gendarmes interviennent. Ils lui mettent 2 coups de Taser, le menottent, puis lui mettent un troisième coup de taser, selon l’un des premiers avocats de la famille.

Lorsque l’équipe de renfort de la gendarmerie arrive sur les lieux à 2h45, Dominique Burger est déjà menotté au sol, face contre terre. Trois gendarmes et un civil, Monsieur Servius (qui prétend avoir été agressé par le médecin), le maintiennent au sol, utilisant leurs genoux pour le bloquer. Les gendarmes affirment avoir dû utiliser un taser pour le maîtriser.

Les pompiers, arrivés dans l’intervalle, s’inquiètent de l’absence de réaction de l’individu depuis une dizaine de minutes. Ils vérifient son pouls : le Docteur Burger est en arrêt respiratoire. Après prise en charge par le SAMU, il sera transféré à l’hôpital mais décédera le 21 mai 2015, après plusieurs semaines de coma.

L’autopsie puis l’expertise médicale complémentaire ordonnée par le juge d’instruction confirmeront l’existence d’une asphyxie à l’origine de son arrêt cardiaque. Par ailleurs, une expertise balistique est effectuée et permet d’établir 6 utilisations du taser par les gendarmes. Les pompiers intervenus sur les lieux sont auditionnés et affirment avoir vu des traces de coups sur le corps de Monsieur Burger, ainsi qu’une déformation de sa poitrine. Il sera effectivement constaté de nombreuses fractures.

  • Désignation d’un nouveau juge d’instruction
  • Le juge Colombet qui a mis en examen les gendarmes et le pompier volontaire quitte la Martinique du jour au lendemain, après la reconstitution sans avoir averti la famille du docteur Burger à qui il aurait pourtant promis de clôturer le dossier.
  • 26.05.2016 – Reconstitution
  • 05.2016 – Mise en examen des trois autres gendarmes impliqués et du pompier
  • 01.2016 – Mise en examen de l’un des gendarmes impliqué
  • 10.2015 – L’IGGN ouvre une enquête et auditionne trois gendarmes
  • 06.2015 – Saisine d’un juge d’instruction
  • Dépôt de plainte avec constitution de partie civile par la famille

[Sources : StreePress, Bondamanjak, FXG Paris Caraïbe]


Pierre CayetDCD_24px.png

Pierre Cayet

25 avril 2015. Saint-Denis (93)
54 ans. Décédé d’une fracture du crâne

Tout est parti d’un contrôle routier. Pierre Cayet est arrêté pour conduite en état d’ébriété avec un taux de 0,48 mg/l d’air expiré (la limite étant 0,40 mg/l). Son véhicule est immobilisé. Quelques heures plus tard, le Guadeloupéen se rend au commissariat de Saint-Denis. « Il était avec sa compagne et voulait seulement récupérer les papiers et les médicaments qu’il avait laissés à l’intérieur de la voiture » explique son frère, Frantz Dendelé. Face au refus des policiers, il aurait profité de la sortie d’un véhicule de police pour pénétrer dans l’enceinte du commissaria, ou aurait fait le tour et tenté d’enjamber l’enceinte. Il tombe sur un agent.

Selon les policiers présents, Pierre Cayet était « passablement énervé« . « Il a été repoussé une première fois par un fonctionnaire de police puis il est revenu à la charge« , raconte un policier du syndicat Alliance. « Le deuxième fonctionnaire l’a alors repoussé au niveau du visage. Cela a entraîné la chute de Monsieur Cayet qui est tombé en arrière de toute sa hauteur et a heurté le béton« . « Les policiers n’ont rien à cacher. Malheureusement, c’est un accident« , conclut ce fonctionnaire de police.

Une version contestée par la famille de la victime. « Les policiers l’ont gazé, ensuite il est revenu« , raconte Frantz Dendelé. « Face à tous les policiers présents ce soir-là au commissariat, mon frère ne présentait pas de danger. Ils avaient les moyens de neutraliser facilement un petit bonhomme comme lui ». Greffé d’un rein, Pierre Cayet était fortement handicapé, d’après Le Parisien.

Pour Frantz Dendelé, le frère de la victime qui a pu voir le corps de son frère, Pierre Cayet aurait reçu un violent coup au visage. « Il a pris une droite. J’ai vu son visage totalement déformé par ce coup mortel. Le policier qui lui a fait ça doit rendre des comptes à la justice« . Il dispose d’une une photo de son frère prise sur son lit d’hôpital avec un coquard à l’œil.

Transporté à l’hôpital, le Guadeloupéen est décédé dans la nuit. Selon une source judiciaire citée par l’AFP, l’autopsie a confirmé que le décès était »consécutif à une fracture crânienne » et qu’il n’y avait « aucune trace de violence« .

  • 04.2015 – Enquête confiée dans la foulée à l’IGPN. La famille porte plainte

[Sources : StreePress, TheLinkFwi]


Amadou KouméDCD_24px.png

https://2014paris.blogspot.com6 mars 2015, Paris
33 ans. Mort au Commissariat

Papa de deux enfants, mort dans le secret du commissariat du XXème arrondissement de Paris.

Interpellé lors qu’il tenait des propos incohérents, les policiers ont voulu le menotter, il s’est débattu. Ils ont procédé à une manœuvre d’étranglement pour lui passer les menottes. À l’arrivée au commissariat, ils se sont rendu compte qu’il était amorphe. Le Samu a tenté de le ranimer, en vain….

[Sources : Paris Luttes, L’Express, Libération, C.L.A.P. 33, Le Point, L’Express]


Bertrand Bilal NzohabonayoDCD_24px.png

lanouvellerepublique.fr
Bertrand Nzohabonayo se faisait appeler Bilal depuis sa conversion à l’islam. © ( Photo Facebook )
21 décembre 2014, Joué-lès-Tours
20 ans. Abattu par balles

D’origine burundaise converti à l’Islam et radicalisé, tué de plusieurs balles devant le commissariat par des policiers alors qu’il s’y était présenté armé d’un couteau.

[Sources : La Rotative, Le Point, La Nouvelle République]


Abdoulaye CamaraDCD_24px.png

revolutionpermanente.fr16 décembre 2014, Le Havre
31 ans. Tué par balles

Abattu par des policiers avenue du Bois-au-Coq alors qu’il était en train de poignarder un passant à terre.

Les policiers se seraient sentis menacés et auraient agi en état de légitime défense, selon l’IGPN, la police des polices.

[Sources : Révolution permanente, Paris-Normandie, Actu.fr]


Rémi FraisseDCD_24px.png

reporterre.net26 octobre 2014, Sivens
21 ans. Décédé par grenable explosive

Victime d’ « une explosion » causée par une grenade lancée par les forces de l’ordre sur le site du barrage contesté de  Sivens.

La manifestation des 25 et 26 octobre 2014 contre le barrage de Sivens constitue le point d’orgue d’un mouvement de contestation du projet de barrage de Sivens envisagé sur le cours du Tescou, un affluent du Tarn dans le bassin de la Garonne.

[Sources : Le Monde, Reporterre, 20 Minutes, Le Monde, Mediapart]


MoradDCD_24px.png

mars-infos.org1er avril 2014, Marseille
16 ans. Défenestré

Dcécédé à l’hôpital après avoir chuté 7 mètres d’un balcon en tentant d’échapper à un policier qu’il connaissait.

L’affaire a été classée sans suite le 10 juillet de 2014, enterrée dans la torpeur de l’été après une enquête expédiée par l’IGPN.

[Source : Marseille Infos Autonomes]


Wissam El YamniDCD_24px.png

paris-luttes.info

paris-luttes.infoparis-luttes.info

Lésions au cou de Wissam telles qu’elles apparaissaient à J+3 (résorption partielle)

9 janvier 2012, Clermont-Ferrand
30 ans. Mort sans sortir du comma 9 jours après l’intervention policière

Vers 2:30 du matin le 1er janvier, la police reçoit un appel provenant du téléphone portable de Wissam signalant la présence d’un corps inanimé sur la chaussée. Deux voitures et un véhicule de pompiers se rendent sur place. L’un des véhicules de police essuya un jet de pierre qui rebondit sur la vitre.

Wissam, identifié comme l’auteur du jet de projectile, est pris en chasse par des agents de police, fuyant en direction de l’école Jean de la Fontaine. Wissam est frappé une première fois au visage par un policier de l’unité cynophile avant de chuter au sol, puis reçoit un second coup dans le thorax. Dans un laps de temps très court et alors que Wissam était déjà au sol et menotté, au moins huit autres véhicules de police (deux voitures de police secours, trois de la BAC, deux de la section d’intervention et deux autres de l’unité cynophile) viennent stationner sur le parking. Finalement menotté et visiblement inconscient, il est placé sur la banquette arrière de la brigade canine.

Au cours du transport, qui dure entre 3 et 5 minutes, le policier présent à l’arrière avec Wissam le redresse dans un premier temps pour libérer de la place, puis le plaque contre la vitre pour le maintenir tranquille. Trouvant cette posture inconfortable et cherchant à immobiliser totalement Wissam, le policier applique alors, si l’on en croit la version policière, la bonne vieille méthode du « pliage » enseignée autrefois à l’école de police, mais interdite depuis par une circulaire du 17 juin 2003.

Personne hormis les policiers ne saura exactement ce qu’il s’est passé dans les minutes qui ont précédé son arrivée au commissariat de la rue Pélissier, ainsi que durant celles qui ont suivi, pour que Wissam se retrouve inanimé, sans ceinture et le pantalon baissé au niveau des chevilles, allongé à plat ventre sur le sol du couloir qui mène aux cellules de garde-à-vue.

[Source : Paris-Luttes]


Mustapha ZianiDCD_24px.png

12 décembre 2010, Marseille
43 ans. Tué par un tir de Flash Ball

Algérien tué au flash ball dans sa chambre dans les quartiers nord.

Le 12 décembre 2010, l’équipage de police-secours commandé par Xavier Crubezy, alors âgé de 33 ans, est appelé pour une rixe au couteau entre deux résidents d’un foyer des quartiers nord de Marseille. Après avoir reçu une tasse sur le front, Xavier Crubezy tire en visant le thorax de Mustapha Ziani.

Le policier et son avocate considéraient qu’il n’avait « pas d’autre alternative » et a tiré en état de légitime défense. Pourtant M. Ziani « était dans sa chambre, donc il n’était pas dangereux pour autrui ». « [Ils étaient] trois fonctionnaires de police face à un individu acculé contre le mur, armé d’un verre et d’un mug ! ».

[Sources : Marseille Infos Autonomes, Libération, BFMTV, 20 Minutes]


Hakim AjimiDCD_24px.png

lecourrierdelatlas.com9 mai 2008, Grasse
22 ans. Mort par lente asphyxie mécanique

Psychologiquement fragile, il est mort lors d’un interpellation par la police alors qu’il venait de gifler son banquier.

Très vite, l’arrestation se transforme en une bagarre extrêmement violente, qui dure 5 à 6 minutes, le jeune homme refusant d’obtempérer. Hakim se retrouvera au sol, menotté aux pieds et aux mains, maintenu par trois policiers. Lorsqu’il est relevé et traîné par les pieds jusqu’à une voiture de police-secours, au moins 11 témoins indiquent qu’il ne résiste plus et paraît inconscient. Trois personnes remarquent son visage bleu ou violacé, signe d’un manque d’oxygène. Il meurt probablement durant la minute de transport jusqu’au commissariat, sans qu’aucun policier ne s’en rende compte.

Les rapports d’expertise médicale ont conclu que la mort d’Hakim était due à une lente asphyxie mécanique, résultat d’une compression thoracique et d’une clef d’étranglement pratiquées par deux policiers avec trop de force et durant trop longtemps. Les deux agents de la brigade anticriminalité (BAC) Jean-Michel Moinier et Walter Lebeaupin ont été reconnus coupables d’homicide involontaire et condamnés par le tribunal correctionnel de Grasse respectivement à 18 et 24 mois d’emprisonnement avec sursis, Walter Lebeaupin ayant également été reconnu coupable de non-assistance à personne en danger.

Le policier municipal Jim Manach a, lui, été reconnu coupable de non-assistance à personne en danger et condamné à six mois de prison avec sursis. Les quatre autres policiers impliqués ont été relaxés. Des peines de prison avec sursis avaient été requises à l’audience du 18 janvier contre les sept policiers impliqués. Les quatre fonctionnaires relaxés, qui appartenaient à une unité de police-secours, étaient accusés de non-assistance à personne en danger.

[Sources : Le Monde, Urgence notre police assassine !, Courrier de l’Atlas]


Albertine Sowinternal-injury_38257.png

amnesty.be17 août 2006, Paris
Frappée au ventre à coups de matraque pendant sa grossesse

Enceinte au moment des faits a été frappée au ventre et gazée par des policiers alors qu’elle était témoin de violences policières à Paris.

Albertine a raconté à Amnesty International qu’elle avait été témoin d’un affrontement violent entre trois policiers en civil et trois résidents du quartier, dont son cousin, rue Clovis-Hugues, à Paris. La jeune femme, qui était alors enceinte de six mois, a demandé à la police ce qui se passait. Comme elle insistait, l’un des policiers lui a donné un coup de poing sur la bouche. À ce moment, le frère d’Albertine Sow, Yenga Fele, est arrivé en courant et a demandé au policier s’il se rendait compte qu’il venait de frapper une femme enceinte. Un policier a alors fait usage de gaz lacrymogène contre lui et Albertine Sow. Tous deux ont été frappés à coups de matraque. La jeune femme, dont la grossesse était pourtant manifeste, a reçu un coup de matraque près du bas-ventre. Elle est tombée et a perdu connaissance. Elle a été emmenée à l’hôpital, où elle est restée sous surveillance policière pendant quarante-huit heures, accusée de « violences en réunion » contre les policiers. Elle s’est vu reconnaître une ITT de trois jours et, après cet épisode, elle a commencé à ressentir des contractions. (Elle a finalement accouché d’une fille à terme.)

Le 19 août, le procureur de Paris a ouvert une enquête concernant Yenga Fele et Albertine Sow, accusés de « violences en réunion » contre les policiers. Albertine Sow a porté plainte contre les policiers pour mauvais traitements. Malgré les nombreux témoignages et certificats médicaux, sa plainte a été classée sans suite le 27 novembre 2006.

Le 19 novembre 2008, la jeune femme a été convoquée devant un juge d’instruction qui avait visiblement rouvert ce dossier. Elle s’est présentée à ce juge, qui a procédé à son audition, mais elle n’a pas eu de nouvelles de sa plainte depuis lors.

Le 27 janvier 2009, Albertine Sow a été reconnue coupable d’avoir agressé les policiers et s’est vu infliger une peine d’un mois d’emprisonnement avec sursis. Son frère a été condamné à six mois d’emprisonnement. Tous deux ont été condamnés à verser à chacun des policiers une somme de 1 500 euros en réparation du préjudice subi. Ils ont interjeté appel de ce jugement.

[Sources : Amnesty International, Les mots sont importants]


Guillaume PerrotDCD_24px.png

7 décembre 2006, Corbeille-Essonnes
35 ans. Noyé

Retrouvé noyé à Corbeil-Essonnes après avoir été laissé seul, avec plus de 2,6 grammes d’alcool dans le sang comme le révélera l’autopsie, sur la berge de la Seine par des policiers.

[Source : Libération]


Taoufik El-AmriDCD_24px.png

Marche en mémoire de Taoufik El-Amri. 300 personnes environ marchent dans les rues de Nantes en mémoire de Taoufik El-Amri, l’ouvrier tunisien de 33 ans, dont le corps a été découvert, mardi 12 décembre , dans le canal Saint-Félix. Elles réclament que ‘justice soit faite’ Image : manuel | MC
22 novembre 2006, Nantes
33 ans. Mort par hydrocution

Ouvrier tunisien retrouvé noyé par hydrocution dans un canal de Nantes après un contrôle de police.

[Sources : Le Monde, Libération, Wikipedia, Le Monde]


X.Healthcare-Crutch-icon_24px_icons8.com.png

Octobre 2006, Clichy-sous-Bois
16 ans. Perd un oeil après un tir de Flash Ball

Deux réfugiésHealthcare-Crutch-icon_24px_icons8.com.png

Juin 2006, Calais
Poursuivis et écrasés sur une autoroute

Vilhelm CovaciDCD_24px.png

20 juin 2006, Aubervilliers
20 ans. Noyé

Retrouvé noyé après s’être jeté dans le canal de Saint-Denis lors pour échapper à la police lors d’une poursuite.

Le porte-parole des Roms rappelle que ceux-ci ont des raisons de fuir les représentants de la loi : « Au mois de septembre 2005, trois policiers de Saint-Denis qui avaient bu sont venus tirer plusieurs coups de feu avec leurs armes de service sur un terrain rom à Aubervilliers en criant: « Sales Tziganes, tirez-vous d’ici ! » Son corps n’a pas refait surface avant le 23 juin.

[Sources : Libération, Le Parisien]


Daniel Moldovaninternal-injury_38257.png

20 juin 2006, Aubervilliers
21 ans. Tabassé à en perdre connaissance

Beau-frère de Vilhelm Covaci, repêché par les policiers qui le sortent et le frappent tellement qu’il en perd connaissance. La dernière image qu’il garde, c’est Vilhelm en train de nager au milieu du canal. Conduit au commissariat, Daniel se sent si mal que « le médecin déclare son état de santé incompatible avec la garde à vue, immédiatement levée » selon le parquet de Bobigny.

[Sources : Libération, Le Parisien]


Komotinehandcuffs_icon_137519.png

29 mai 2006, Montfermeil
Insultée, gazée, menottée et traînée devant ses enfants

Mère de famille, insultée gazée menottée et traînée par 4 policiers devant ses enfants et ses voisin.

[Source : Urgence notre police assassine !]


Fethi TraoréDCD_24px.png

9 mai 2006, Joinville-le-Pont
31 ans. Noyé

Il se noie dans la Marne alors qu’il est poursuivi par des policiers.

[Sources : IndyMedia Nantes, Le Parisien, Urgence notre police assassine !]


Eric MourierDCD_24px.png

13 janvier 2006, Lyon
28 ans, mort au mitard de la prison Saint-Joseph

[Sources : Rebellyon, Urgence notre police assassine !]


Eric BlaiseDCD_24px.png

Novembre 2005, Paris
Mort au mitard

Retrouvé mort dans des circonstances suspectes au mitard à Fleury-Mérogis.


Zyed Benna // Bouna TraoréDCD_24px.png

Zyed Benna et Bouna Traoré27 octobre 2005, Clichy-sous-Bois
17 ans et 15 ans. Morts électrocutés

Poursuivis par la police, ils pénètrent dans un transformateur et meurent électrocutés.

[Sources : Le Monde,Wikipedia, BFMTV]


Samir AbbacheDCD_24px.png

Octobre 2005, Mulhouse
26 ans. Tué à la prison de Mulhouse

[Source : SeenThis, Yabiladi]


Balé Traoréinternal-injury_38257.png

7 mars 2005, Paris
19 ans. Grièvement blessé par balle à bout pourtant

Par un policier dans le quartier de la Goutte d’Or alors qu’il n’avait lui même pas d’arme, par un brigadier de la 2ème division de police judiciaire (2eDPJ).

[Sources : Le Parisien, Le Monde ]


InconnuHealthcare-Crutch-icon_24px_icons8.com.png

6 juillet 2005, Les Mureaux
14 ans. Perd un oeil après un tir de Flash Ball

Un policier de 31 ans a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines) à une peine de six mois de prison avec sursis pour blessure involontaire et 186 000 euros de dommages et intérêts.

Le policier a décidé de ne pas faire appel de ce jugement.

[Source : Le Parisien]


Abou Bakari TandiaDCD_24px.png

Abou Bakari Tandia24 janvier 2005, Courbevoie
38 ans. Mort en garde-à-vue au commissariat

Interpellé dans la rue par des policiers le soir du 5 décembre 2004, Abou Bakari, Malien en « situation irrégulière« , est emmené au commissariat pour un contrôle d’identité. Tombé dans le coma dans sa cellule, il a été transporté vers minuit par les services d’urgence à l’hôpital, où il est resté dans le coma jusqu’à sa mort, le 24 janvier 2005.

Sa famille n’a été informée de son arrestation et de son hospitalisation que le 9 décembre. Accompagnés d’un représentant du consulat malien, ses proches se sont alors rendus à l’hôpital, mais ils ont dû attendre encore trois jours avant de pouvoir le voir. Quand ils y ont enfin été autorisés, ils ont constaté que son corps était gonflé et que sa poitrine présentait une grande blessure ronde, dont il n’est fait état dans aucun rapport médical. Ils ont aussi constaté l’absence de plaies visibles sur le crâne, alors que la police affirmait qu’il était tombé dans le coma après s’être volontairement frappé la tête contre le mur de sa cellule.

Ni le rapport d’autopsie, ni les rapports médicaux des deux hôpitaux où il a séjourné ne font état de blessures à la tête. En avril 2005, la famille d’Abou Bakari Tandia a porté plainte pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort. L’affaire n’a ensuite pas beaucoup avancé jusqu’à ce que, plus de deux ans plus tard, en novembre 2007, la famille prenne un nouvel avocat.

La justice décide de ne pas poursuivre les cinq policiers présents au commissariat de Courbevoie, en décembre 2004, lors de la garde à vue fatale

[Sources : Amnesty International, Les mots sont importants, Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia, Le Parisien]


Mariam Getu HagosDCD_24px.png

18 janvier 2003, Roissy
22 ans. Mort d’un malaise suite à un « pliage » lors de sa reconduite à la frontière

En milieu d’après-midi et en début de soirée, le Somalien fait deux malaises. Il a été examiné par un médecin qui a conclu « qu’il simulait« . Les policiers décident de l’embarquer dans le vol Air France AF 990 à destination de la capitale sud-africaine. Immobilisé par son escorte policière, il s’est trouvé mal mais a été maintenu dans cette position plusieurs minutes. Pris en charge par le Samu alors qu’il avait perdu conscience, il est conduit à l’hôpital où il est mort après une phase de coma.

[Sources : Le Parisien, Stephane Maugendre Avocat]


AILLEURS AUSSI…


Logo_ObsPol_v14_Text_300dpi_L.pngLISTE DES VICTIMES COMPILÉE PAR PAYS


Logo_ObsPol_v15_Text_Site_300dpi_httpsLISTE DES VICTIMES EN BELGIQUEbelgium-flag-icon-32.png


Logo_ObsPol_v14_Text_300dpi_L.pngLISTE DES VICTIMES AUX ÉTATS-UNISunited-states-of-america-flag-icon-32.png