ACTUALITÉ

Vous avez lu un article, entendu une émission de radio, participé à un débat évoquant des violences policières ? Envoyez-nous les références à contact@obspol.org, nous le publierons ici !

Logo Street Press depuis leur site11.11.2020Intervention de CRS dans un camp à Calais à coups de LBD40 : un Érythréen touché au visage dans un état inquiétant

Encore un triste épisode de la militarisation de la chasse aux migrants. La jeune victime est toujours hospitalisée une semaine après…

Mercredi 11 novembre, 15:00, camp de fortune installé sur un terrain de BMX à Calais. Près de 200 Érythréens y sont installés. Seuls 2 bénévoles du Refugee Info Bus sont sur place quand une compagnie de CRS débarque et empêche les migrants de rentrer au camp et d’accéder aux services de l’association. Mission selon la Préfecture : « sécuriser une intervention de sapeurs-pompiers pour porter assistance à un migrant blessé. »

15:30. Une vingtaine de migrants rejoignent ceux toujours bloqués à l’entrée du camp. Interdite. Bloquée. La tension monte. Les CRS, se disant « victimes de jets de projectiles« , jettent plusieurs grenades lacrymo et bloquent plusieurs migrants entre deux combis.

Selon Amanda, du Refugee Info Bus, les CRS tirent alors sur des personnes bloquées entre les combis. Un Érythréen tombe; blessé. Visé à la face, à moins de 10 mètres. La munition lui a éclaté au visage. On retrouve une douille de LBD40 auprès de lui. Ses camarades supplient les CRS de ne pas le laisser mourir et de les laisser l’emmener à l’hôpital. Amanda et son équipe embarquent la victime dans leur camion. « Les CRS nous ont bloqué et nous ont demandé d’ouvrir la camionnette [] Il était très clair que c’était urgent, car la table dans le fourgon était couverte de sang et sa tête était déformée. »

« La personne blessée était complètement défigurée et méconnaissable. Elle n’arrivait pas à ouvrir les yeux et était couverte de sang. Elle avait une profonde blessure au milieu du front. Un pompier demande au CRS comment la personne s’est blessée. Il lui répond que c’était “surement un caillou d’un de ses compatriotes“« , selon Chloé, de Human Rights Observer. HRO a  précisé qu’une saisine de la Défenseure des Droits est « en cours« .

Deux exilés portent leur ami jusqu’à l’ambulance. L’un d’eux est ensuite interpellé par la police nationale. « Formellement reconnu comme étant l’un des auteurs du caillassage », affirme la Préfecture. Jugé au tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer, il a été condamné à sept mois de prison avec sursis. La préfecture précise également que « le préfet a sollicité le directeur départemental de la sécurité publique en lui demandant un rapport très précis sur les faits allégués« .

Une intervention qui dégénère. Pas une première à Calais : Depuis le 21 juillet 2020, HRO explique que ce camp d’Érythréens a fait l’objet de plus de 50 expulsions, dont deux démantèlements d’ampleur, le 21 août et le 29 septembre. À chaque fois, ils reconstituent leur camp. Depuis le reconfinement, migrants et bénévoles témoignent d’une recrudescence des actes de violences et d’intimidation à l’égard de cette communauté.

[Sources : Street Press, The World News, BMFTV]


Mediapart_Logo.png28.09.2020Hautes-Alpes: un policier de la PAF renvoyé devant le tribunal

Selon des informations de Mediapart, Christophe A., un fonctionnaire de la police aux frontières de Montgenèvre, sera bientôt jugé pour « blessure involontaire par imprudence », après la plainte d’un militant engagé dans le soutien aux migrants.

Une fois de plus, la justice épingle un agent de la police aux frontières (PAF) de Montgenèvre (Hautes-Alpes), ce poste de haute montagne installé sur la route, souvent enneigée, qu’empruntent à pied les migrants venant d’Italie. Depuis des années, exilés et militants dénoncent les pratiques locales des forces de l’ordre, vécues comme du « harcèlement ». []

[Source : Mediapart]


Logo Le Canard enchaîne (depuis le site)12.08.2020 – Le départ en fanfare militaire du patron des CRS

Cérémonie d’adieux de Philippe Klayman, patron des CRS, le 21 juillet dernier :

Entouré de sa garde rapprochée en uniforme, le préfet Klayman, en civil, multiplie les saluts martiaux, bras droit tendu sur le côté. Et de lancer à sa troupe, avant de brandir à deux mains un fusil surmonté du fanion des CRS : « Restez fort. Servez avec honneur et fidélité. » Une heureuse formule à la fois devise de la Légion étrangère et jadis… de la SS : « Mon honneur s’appelle fidélité. »

Réputé être un dur, un « fana mili« , Klayman, durant ses presque huit années à la tête des CRS, a militarisé à outrance les compagnies de maintien de l’ordre en créant au sein de chacune d’elles des sections de protection et d’intervention nouvelle génération. Des unités de commandos avec tireurs d’élite []

[Sources : Le Canard enchaîné 12.08.2020 p.4]


28.07.2020 – Des cas d’insultes, de racisme et de maltraitances révélés dans les cellules du tribunal de Paris

Après les révélations du brigadier-chef Amar Benmohamed (Officier de police judiciaire – OPJ) :

  • Un policier est renvoyé en conseil de discipline et cinq autres feront l’objet de sanctions après le signalement d’un autre policier pour des faits de racisme ou des maltraitances au dépôt du tribunal judiciaire de Paris. Le parquet a ouvert une enquête.
  • Dans des signalements, ce policier dénonce les insultes, le racisme, la privation de nourriture, des empêchements d’accès aux soins, etc. Plus d’un millier de personnes auraient subi des maltraitances de la part d’une vingtaine de policiers, membres de l’équipe de nuit, lors de leur séjour dans ces souterrains, avant présentation à un magistrat.
  • Selon une source policière, le conseil de discipline est convoqué pour des « raisons de comportements inappropriés envers les détenus, manquements au devoir d’exemplarité« .

[Écouter le témoignage d’Amar Benmohamed]

[Sources : 20minutes, StreetPress, Franceinfo, Libération]


Logo Défenseur des Droits (depuis le site)24.07.2020 – La nouvelle Défenseure des droits s’offusque des termes « violences policières »

Interrogée sur France Inter, Claire Hédon, la nouvelle DDD en piste après Jacques Toubon, déclare : « Je n’aime pas ce terme général qui voudrait accuser l’ensemble de la police. Il y a un travail de formation des forces de sécurité, de réflexion au sein de la police pour changer certaines pratiques. »

Un refrain au parfum de déjà entendu qui fait référence à l’argument habituel des quelques pommes pourries parmi les forces de l’ordre… Au DDD, rien de nouveau donc, ça promet, mais faut comprendre : après les Gilets Jaunes, le confinement, Black Lives Matter et les manifs à la mémoire d’Adama Traoré, changer de rhétorique aurait été bien téméraire pour un début de mandat dans un contexte d’ébullition au poulailler…

[Source : 20 minutes]


23.07.2020 Cédric Chouviat Décédé deux jours après un étranglement arrière par un policier

Selon des documents consultés par Libération et Mediapart, les policiers mis en cause ont essayé de dissimuler leurs responsabilités.

Le livreur de 42 ans Cédric Chouviat, avait fait un malaise le 3 janvier 2020 après un contrôle policier qui avait dégénéré. Plaqué au sol, le casque sur la tête, il avait été transporté à l’hôpital dans un état critique, où il est décédé deux jours plus tard. Les policiers avaient toujours affirmé avoir respecté la procédure et ne pas avoir réalisé d’étranglement sur le livreur.

Or, selon des documents l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), un « étranglement arrière » a bel et bien été pratiqué, une prise qui empêche le renouvellement de l’oxygène dans le sang en comprimant la trachée. Si cette prise est maintenue trop longtemps elle peut entraîner perte de connaissance puis décès par asphyxie.

Les conclusions de ces documents ont été révélées mardi 21 juillet 2020 par Libération et Mediapart. L’Agence France-Presse, citée par le Monde, a confirmé l’information le lendemain.

Ce document met en doute la version des policiers présents lors de l’interpellation. Ces derniers affirmaient qu’après avoir constaté que le visage de Cédric Chouviat devenait « bleu« , ils avaient « immédiatement » prodigué les premiers secours. Cependant les enregistrements publiés fin juin par Le Monde et Mediapart révélaient que le livreur avait répété à sept reprises « J’étouffe« . Les policiers assurent ne pas avoir entendu ces mots.

Mi-juillet 2020, le policier ayant réalisé l’étranglement a été mis en examen pour homicide involontaire avec deux autres fonctionnaires présents avec lui. La policière chargée de la rédaction du compte rendu initial a été placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

[Source : Midi Libre, Libération, Le Monde, Mediapart]


Logo Le Canard Enchaîné (depuis leur site22.07.2020 – « Petit manuel policier pour mater l’expulsé »

Dans une décision 2019-127 du 29 mai 2019 opportunément exhumée par Le Canard, Jacques ToubonDéfenseur des droits, passe en revue l’instruction du 17 juin 2003 de la Direction générale de la police nationale relative à l’ »éloignement par voie aérienne des étrangers en situation irrégulière« .

Cette note expose aux flics chargés des « éloignements d’étrangers en situation irrégulière » (bien que personne ne soit illégal, comme chacun sait ou devrait savoir), de quelle manière ils sont autorisés à mater les récalcitrants au moment de leur expulsion, comme par exemple :

  • « les bandes velcro » : on n’ose imaginer…
  • « le dispositif de protection individuelle (DPI), le casque et le masque« , utilisés pour que le.la malheureux.se ne se blessent pas pendant qu’on la rudoie ou qu’il.elle essaye d’échapper à son sort…
  • « la technique du contrôle pavillonnaire« , qui selon Le Canard consiste à « appliquer un point de pression sur l’oreille pour faire plier » la personne…

Autant de pratiques qualifiées de « traitement inhumains […] » qui pourraient « être constitutives de « traitements dégradants« . En conséquence de quoi, le DDD recommande (entre autres) :

  1. « Interdire l’utilisation des masques dits chirurgicaux en dotation chez les escorteurs, compte tenu de l’atteinte portée à la dignité des personnes reconduites, tant au regard de l’apparence d’un bâillon que du maintien des personnes dans leurs propres sécrétions;« 
  2. « Interdire le recours au casque dont sont dotés les escorteurs, lorsque la personne reconduite est déjà maîtrisée par d’autres moyens de contrainte;« 
  3. « Prohiber le maintien du casque en dehors de tout lieu de privation de liberté et a fortiori à bord d’un aéronef, au regard de l’atteinte à la dignité d’une telle mesure, au trouble susceptible d’être causé à bord de l’avion à la vue du casque, mais aussi des risques pour la personne elle-même, pour les passagers et pour les escorteurs;« 
  4. « Prohiber le recours au dispositif de protection individuelle (ci-après DPI) et aux bandes velcro;« 
  5. « Cesser l’utilisation de la technique dite du contrôle pavillonnaire.« 

Malheureusement, constate tristement le DDD, « Ces recommandations, notifiées au ministre de l’Intérieur tout au long des affaires traitées par le Défenseur des droits en matière d’éloignement par voie aérienne entre 2015 et 2018, n’ont pas reçu de suite favorable de ses services »…

Étonné.es ?

Relancé par Le Canard, le Ministère aurait répondu au DDD… le jour de l’appel du Volatile…

[Sources : Le Canard enchaîné du 22 juillet 2020, DDD]


26.06.2020Condamnation du policier auteur du tir de LBD dans la tête d’une jeune manifestante

Lola Villabriga participait à une manifestation anti-G7 à Biarritz le 18 décembre 2018 quand elle a été atteinte par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) à la mâchoire. Bilan : triple fracture de la mâchoire et deux dents perdues. Le policier, Sébastien Maréchal, 43 ans, a été condamné à une faible amende par le tribunal correctionnel de Bayonne pour « violences involontaires » à l’issue d’une procédure de plaider-coupable. L’audience aura duré à peine trois minutes.

[Sources : ODP News, Sud Ouest]


20.06.2020 – Presqu’un an après la noyade d’un teufeur technophile le jour de la Fête de la Musique après l’intervention brutale de la police, des marches de soutien sont organisées à Nantes pour réclamer justice

Deux marches sont annoncées à Nantes dimanche 21 juin pour rendre hommage à Steve Maia Caniço, 24 ans, mort noyé le soir de la Fête de la musique : la police était intervenue massivement pour faire cesser la fête sur les bords de Loire, considérée comme à haut risque de crue. Tombé à l’eau avec au moins douze autres personnes (qui toutes ont réussi à remonter sur la rive), on retrouvera son corps le 29 juillet dans le fleuve, non loin de l’endroit où il y était tombé.

Une information judiciaire contre X pour « homicide involontaire » avait été ouverte début août par un juge d’instruction début août mais aucune mise en examen n’a été prononcée jusqu’à présent.

En parallèle de l’enquête, deux nouvelles informations judiciaires ont récemment été ouvertes par le parquet de Rennes. L’une concerne la plainte collective pour « blessures involontaires, non-assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d’autrui » déposée par 89 participants à la soirée techno. L’autre concerne des « violences volontaires avec arme en réunion et sur personne dépositaire de l’autorité publique » liées aux projectiles reçus par les forces de l’ordre. Dix policiers blessés le soir de la Fête de la musique ont déposé plainte.

[Source : 20 Minutes]


12.06.2020 – Les forces de l’ordre ne permettent pas de dire ce qui semble rationnel à l’égard des discriminations dans la police et des violences policières

Ainsi, Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur, a notamment promis qu’une sanction serait « systématiquement envisagée » pour chaque « soupçon avéré » de racisme. Il a aussi annoncé unilatéralement la fin de la technique dite « clé d’étranglement » qui consiste pour le policier à appuyer son bras sur la trachée de l’individu interpellé.

Eh bien, les syndicats de police estiment ceci inacceptable. Ah bon ? Une sanction pour racisme avéré serait donc si terrible pour elles ? Et une pratique tout à fait inutile et traumatisante, effrayante pour ne pas dire dangereuse, cela signifie jeter les agents en pâture ?

Les forces de l’ordre si elles souhaitent être respectées, doivent elle-même respecter les personnes qu’elles ont à protéger.

[Source : Huffington Post]


08.06.2020 – L’IGPN publie son Rapport annuel pour 2019

Le Défenseur des Droits Jacques Toubon (oui, c’est bien lui qui Ministre de l’Intérieur sous Chirac, avait envoyé un hélicoptère PUMA rapatrier le procureur de l’Essonne, Laurent Davenas, dont l’adjoint venait d’ouvrir une information judiciaire contre Xavière Tiberi, épouse du maire de Paris et proche du clan Chirac !) vient de publier également son Rapport annuel pour 2019 (1957 saisines en 2019, année record avec 3 fois plus de plaintes qu’il y a 5 ans, dont 1 quart concernent des  violences policières, dont 895 saisines de personnes n’ayant pu déposer plainte ou subi des propos déplacés de la part d’un policier ou d’un gendarme). Le rapport dénonce les agissements de profilage racial ou social à partir de critères exclusivement discriminatoires liés à l’apparence physique, les origines ethniques, la race ou encore la vulnérabilité économique. Il demande l’évaluation des commissariats parisiens pour mesurer l’étendue de ces pratiques et propose d’intégrer dans le code de procédure pénale le fait que les contrôles d’identité ne doivent pas se fonder sur des critères discriminatoires
De son côté, l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), la police des polices, dans son rapport annuel qui vient de paraître, fait état de 1460 enquêtes en 2019, soit +23,7% par rapport à l’année précédente [Lire les rapports précédents], dont plus de la moitié sont des accusations de violences des forces de l’ordre, notamment en raison des gilets jaunes.


06.06.2020 – Tensions entre manifestants et police à Lille lors d’un hommage à Georges Floyd

En France, plusieurs rassemblements ont eu lieu cette semaine, dont un à Paris mardi qui a rassemblé plus de 20 000 manifestants, qui demandent « Justice pour Adama Traoré », jeune homme noir de 24 ans décédé en 2016 lors d’une arrestation. De nouvelles manifestations se sont déroulées ce samedi après-midi à Paris, à Lyon, à Bordeaux dans le calme, tandis qu’à Lille, quelques tensions ont éclaté avec les forces de l’ordre.

[Source : La Voix du Nord]


04.06.2020 – Le Défenseur des droits appelle à une « traçabilité des contrôles d’identité« 

Et propose de conserver, comme pendant le confinement, un historique des contrôles de police et de gendarmerie pour lutter contre les contrôles au faciès. Promis en 2012 par l’ancien président François Hollande pour lutter contre les contrôles au faciès, le système d’un « récépissé » remis par les forces de l’ordre n’a jamais été concrétisé et « n’est pas la panacée », selon le Défenseur des droits. Il recommande plutôt « une forme de traçabilité », et rappelle que les contrôles au faciès sont une « réalité sociologique » en France. En 2017, l’institution avait montré dans une étude que les jeunes hommes « perçus comme noirs ou arabes » ont 20 fois plus de chance d’être contrôlés que les autres.

[Source : Le Monde]


03.06.2020 – Après la manifestation contre les violences policières de mardi soir à Paris

Le ministre de l’Intérieur Castaner promet « une sanction » pour « chaque faute » ou mot raciste dans la police. Cette manifestation, qui a réuni quelque 20 000 participants venus soutenir la famille d’Adama Traoré, avait été interdite à la dernière minute par la Préfecture de police de Paris. Le rassemblement a donné lieu à des incidents et dix-huit personnes ont été interpellées.

[Source : Le Monde]


26.05.2020 – Quatre dents cassées, une fracture maxillaire étendue au plancher de l’orbite gauche avec hématome sous-cutané, insomnies et cauchemars

Gabriel D. se voit prescrire trente jours d’incapacité, après avoir été frappé à coups de pied au visage par un ou deux policiers lors d’une interpellation brutale à Bondy, alors qu’il tentait de voler un scooter. Ces derniers plaident « l’accident » et racontent que l’un d’eux a « peut-être » trébuché sur lui. Deux plaintes ont été déposées.

[Source : Le Monde]


25.05.2020L’officier de sécurité du Ministre de la Santé Jean-Yves le Drian démissionné après l’ouverture d’une enquête en flagrance pour avoir sorti son arme en l’absence de menace réelle

Le 7 mai dernier des promeneurs à vélo accompagnés de leurs deux enfants dont un de 6 ans, se voient barrer la route par un véhicule banalisé. Le père de famille menace le conducteur d’appeler la police. L’homme jaillit hors de sa voiture avec son arme à la main et rétorque : « La police, c’est moi !« , alors qu’il est en civil, circule dans une voiture banalisée et refuse de montrer sa carte de police et son numéro d’identification RIO. La scène ne s’arrête pas là : une fois repartie, la famille est rejointe par la voiture, et sommée de montrer leur attestation de confinement. La famille n’aurait pas porté plainte, mais l’officier a été convoqué et auditionné par la police judiciaire : il a nié avoir sorti son arme de service, a déclaré que ce n’était pas à lui d’obéir aux ordres des promeneurs. Le cabinet du Ministre a confirmé au Point sa révocation du GSMAE.

[Source : Le Point]


07.05.2020 – Amnesty International publie un nouveau rapport sur l’usage de la force

Un rapport qui analyse quinze vidéos témoignant d’un usage de la force illégal de certains membres des forces de l’ordre pendant le confinement. Insultes racistes ou homophobes, usage illégitime de la force, car ne répondant pas aux critères de nécessité ou proportionnalité : toutes ces vidéos illustrent des cas flagrants de violations du droit international relatif aux droits humains.


29.04.2020 – La tribune de Johann Chapoutot

Johann Chapoutot, historien, professeur d’histoire contemporaine à Paris-Sorbonne signe une tribune au vitriol dans Libération : « La France est un pays de flics« . Ça vous rappelle une chanson ?

[Source : Libération]


26.04.2020 – Propos racistes de flics lors d’une interpellation à Île-Saint-Denis

Dans une vidéo diffusée dimanche sur Twitter, on entend des policiers prononcer des commentaires racistes envers une personne interpellée à Île-Saint-Denis, au cours d’une intervention à l’Île-Saint-Denis. « Le préfet de police va saisir l’IGPN« , confirme la PP.


25.04.2020 – Un flic bat un homme à terre à coup de muselière

« Attention, images très dures. Nous venons de recevoir ces vidéos prises hier soir à Toulouse vers 3h du matin. Un homme à terre a été défoncé à coup de muselière. Le policier qui frappe aurait auparavant demandé à son chien d’attaquer, en lui enlevant la muselière. Le chien ne voulant pas attaquer, le policier l’a insulté puis s’est mis a frappé la personne au sol. On voit en fin de vidéo, prise le lendemain matin, les traces de sang au sol et sur les murs. »


18.04.2020 – Plainte du motard blessé dans un incident impliquant une voiture de police

L’homme de 30 ans, grièvement blessé à la jambe après avoir percuté la porte ouverte d’une voiture de police banalisée, dans des circonstances encore troubles, porte plainte pour violences en réunion avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique.

[Source : Ouest-France]


14.04.2020 – Lettre ouverte de migrants érythréens agressés à Calais par les CRS au Préfet du Pas-de-Calais

« Ils nous insultent de noms tels que monkey (singe), bitch (salope), etc… Et, depuis quelques semaines, ils ont commencé à menacer nos vies en nous battant dès que l’occasion se présentait à eux. Lorsque par exemple ils trouvaient un groupe de deux ou trois personnes marchant vers la distribution de nourriture, ou dans nos tentes, lorsque nous dormions. Ils accélèrent dans leurs véhicules en roulant dans notre direction, comme s’ils voulaient nous écraser. Ils ont également emmené des gens avec eux dans des endroits éloignés de
Calais, et les ont frappé jusqu’à ce qu’ils perdent connaissance.
Ils cachent leurs codes personnels (note : numéro RIO) lorsqu’ils commettent ces actions illégales envers nous. Lorsqu’ils se rendent compte que nous filmons, ils s’attaquent à nous et cassent nos téléphones. Voici une liste de tous les actes violents auxquels nous avons été soumis récemment. […] »

[Source : Ouest-France]


04.04.2017 – Un ObsPol à Toulouse !

Pour lutter contre les violences, un observatoire des pratiques policières lancé à Toulouse.


14.10.2016 – Nouvelles tactiques et nouvelles munitions à Calais


Logo ACAT (depuis le site)19.03.2016 – Nouveau rapport de l’ACAT

Un rapport d’enquête de l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’abolition de la torture) sur les violences policières en France ces dix dernières années qui montre qu’il existe de graves défaillances dans les enquêtes administratives et judiciaires effectuées à la suite de plaintes pour violences policières, et souligne le lourd bilan humain de l’utilisation de certaines armes (Flashball, Taser) et techniques d’interpellation.


01.03.2016 – Expulsion de la Zone Sud du bidonville de Calais

Communiqué de presse inter-organisations.


07.01.2016 – La nuit à Calais, les CRS arrosent la « jungle » de lacrymogènes


26.10.2014 – Décès de Rémi Fraisse, un opposant au barrage de Sivens, blessé à mort par le tir de grenade d’un policier

[Source : Huffington Post]


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